Henry Cauvain


  • Quand Monsieur Bréhat-Lenoir est retrouvé mort empoisonné à l'arsenic et qu'une grosse somme d'argent lui a été dérobée, les soupçons se posent immédiatement sur son valet, Jean-Louis Guérin, d'autant que ce dernier a récemment acheté de l'arsenic, selon lui, pour se débarrasser de rats.


    Lors de la perquisition chez Guérin, la police requiert le témoignage du plus proche voisin, l'énigmatique Maximilien Heller, en pleine consultation avec son tout nouveau médecin.


    Dès les premières minutes de l'enquête, Maximilien Heller est convaincu de l'innocence de Guérin et s'engage à la démontrer en employant tout son discernement, sa perspicacité et son art du déguisement.


    Un détective misanthrope, opiomane, longiligne, doté d'une intelligence supérieure, maître tant dans l'art de la déduction que dans celui du travestissement dont les aventures sont narrées par son médecin de partenaire, voilà qui n'est pas sans rappeler Sherlock Holmes. Mais, Maximilien est né près de vingt ans avant son célèbre confrère et cela explique peut-être les racines françaises que Conan Doyle a conférées à son personnage.




    Henry CAUVAIN , écrivain trop méconnu, né en 1847 à Paris et décédé en 1899 à Lausanne, réussit dès son prime roman, « Maximilien Heller », à poser et imposer les bases du premier détective anti héros, qui sera repris, quasi trait pour trait, seize ans plus tard, par Arthur Conan Doyle pour son éminent personnage de Sherlock Holmes.

  • Henry Cauvain (1847-1899)

    "Par une belle soirée du mois d'avril 1870, Rosa Valentin était assise dans le jardin de son père, l'excellent syndic de Coursolles. Elle avait un livre sur ses genoux et montrait à lire à un petit garçon debout près d'elle.
    Le soleil couchant jetait ses rayons rougeâtres sur les fleurs fraîchement arrosées et faisait luire, comme autant d'étincelles, les gouttelettes suspendues à leurs pétales.
    Rosa était vêtue fort modestement d'une robe de laine noire qui, malgré sa simplicité, faisait ressortir la forme ravissante de ses épaules et les contours délicatement arrondis de son sein. Il y avait en elle quelque chose qui éblouissait. C'était un resplendissement de jeunesse et de beauté.
    L'enfant, debout près d'elle, formait avec cette adorable fille un singulier contraste. II était petit et mince ; ses joues pâles, ses épais cheveux noirs groupés en désordre autour de son front, le pli qui marquait ses lèvres, donnaient à son visage une expression vieillotte qui n'était point celle des enfants de son âge. Il eût peut-être semblé laid, si l'éclat de deux yeux noirs pleins de feu n'était venu parfois, éclairer, comme le reflet d'une flamme intérieure, sa figure fatiguée.
    Cet enfant était Julien Brunet. Son père, un fabricant d'horloges, était mort deux ans auparavant. En voulant passer la Riole un soir d'hiver, il était tombé dans un trou et s'était noyé."

    1870, Coursolles dans le Jura. Rosa est amoureuse de Germain, un peintre suisse nouvellement arrivé. Tout va pour le mieux entre eux ; un mariage est même annoncé... Mais la situation se dégrade et personne ne peut imaginer l'horrible drame qui est proche...

  • Henry Cauvain (1847-1899)

    "- Et maintenant, mon cher, voici mon cabinet de travail !
    Armand d'Arçay mit dans ces mots une emphase convaincue qui fit sourire André Gérard, son ancien camarade d'enfance, qu'il promenait depuis une heure à travers le nouvel hôtel que sa mère venait de faire bâtir à Rennes.
    En disant ces paroles, Armand avait introduit son ami dans une grande pièce carrée, haute de plafond, et qui recevait le jour d'une fenêtre garnie de rideaux en vieille tapisserie.
    André Gérard, habitué à la blancheur nue de son modeste atelier, regardait avec une admiration pleine de respect, l'installation minutieusement confortable et complète de son ancien camarade d'enfance.
    Puis, retrouvant sa gaieté un peu railleuse et sans gêne :
    - En vérité, dit-il, tu es installé comme un ministre !... Voici la chaise de l'orphelin et le fauteuil de la veuve... J'aperçois même un canapé pour le cas où ladite veuve serait jeune et jolie !...
    Et il réveilla de son bon rire cet intérieur un peu froid.
    Ils causèrent. Ils avaient tant de choses à se dire ! Ils ne s'étaient pas revus depuis près de quinze ans. Lorsqu'ils avaient été séparés, ils n'étaient encore que deux enfants."

    Rennes. Armand d'Arçay est un jeune avocat débutant, sans aucun soucis. Un homme misérable demande à le voir... peut-être son premier client ? C'est un ancien bagnard qui demande que son innocence soit prouvée afin d'être réhabilité : Accusé d'un double meurtre, il a été 20 ans au bagne... Armand va-t-il accepter l'affaire ?

  • Le jeune Jean-Louis Guérin est accusé du meurtre de son employeur, Monsieur Bréhat-Lenoir. Le valet reconnaît avoir acheté de l'arsenic. Selon ses dires, pour se débarrasser de rats ! Lors de la perquisition au domicile de Guérin, Maximilien Heller, un homme à la logique implacable, est interrogé, il est le plus proche voisin du valet. Persuadé de son innocence, Maximilien Heller met un point d'honneur à sauver le malheureux du crime dont on l'accuse injustement.
    Henry Cauvain est un auteur français. Son personnage de « Maximilien Heller », publié en 1871, a été repris par Arthur Conan Doyle pour créer son célèbre Sherlock Holmes.
    Henry Cauvain publia de nombreux romans policiers, historiques et des romans mélodramatiques. Il est considéré comme un précurseur du roman policier.

  • La Main sanglante

    Henry Cauvain

    Collection XIX - "- Le 26 novembre 1880, à six heures du soir, la foule était rassemblée devant une petite maison située au bout de la rue du Chemin-Vert, à Clamart. La nuit était noire ; la neige tombait, le vent faisait vaciller la flamme des lanternes que portaient quelques curieux. Debout, sur le seuil de la porte, un gendarme, enveloppé dans son grand manteau, empêchait d'entrer. On parlait à voix basse comme devant un mort et l'on répondait d'un mot bref, chuchoté à l'oreille, aux interrogations des nouveaux arrivants."
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce coffret numérique contient Les Voleurs du Pont-Neuf de Clémence Robert, Le Crime des autres d'André le Breton et La Main sanglante d'Henry Cauvain.

empty