• Le Commentaire de Carl G. Jung sur le traité taoïste du Mystère de la Fleur d'Or constitue dans son oeuvre une étape cruciale : il inaugure sa recherche, aujourd'hui devenue incontournable, sur les civilisations orientales, et annonce quelques-uns des grands thèmes privilégiés comme "l'âme" ou la quête d'une "conscience totale" - à partir desquels va se structurer dorénavant la psychologie des profondeurs. Ce commentaire est ici accompagné de dessins chinois et de "mandalas européens" sélectionnés par Jung, ainsi que de certains textes - dont une remarquable préface au Yi King - qui jalonnèrent son exploration de la spiritualité chinoise traditionnelle.

  • C'est par « l'interprétation des rêves » que Jung se rallia à Freud. Le psychiatre suisse y trouvait en effet une « voie royale » vers l'inconscient qui lui permettait une nouvelle approche de certains de ses malades schizophrènes. L'accord n'était cependant pas total et, après sa rupture avec Freud, Jung développa une autre méthode d'interprétation des rêves qui, sans renier les apports du fondateur de la psychanalyse, essayait de dépasser ce qu'il considérait comme une fixation unilatérale sur la théorie de la libido.Pour Jung, le rêve ne peut s'expliquer, dans la plupart des cas, qu'à partir de lui-même, sans être réduit à des présupposés théoriques qui lui feraient dire autre chose que ce qu'il dit réellement. Dans cette optique, le rêve, produit de l'inconscient le plus profond qui cherche à se dévoiler, ne se comprend qu'à travers l'effort de l'âme à être reconnue.Ce livre, issu d'un séminaire d'études tenu par Jung avec certains de ses élèves les plus importants, passe aussi en revue les grands systèmes d'interprétation des rêves depuis !'Antiquité, tente d'en expliquer les ressorts et, à travers un foisonnement d'exemples commentés, montre de manière vivante comment écouter et comprendre les images oniriques qui sont le pendant de notre aventure intérieure.

  • Enfin à la portée de tout "honnête homme" ; de tout être, de tout esprit curieux de lui-même, ce chef-d'oeuvre capital, clair, sans jargon, simple et limpide dans sa langue, profond dans ses apports, ses découvertes, ses vérités, devenues aujourd'hui des évidences. A la fois nouveau bien que déjà classique, L'Homme à la découverte de son âme fut trop longtemps introuvable. Depuis toujours l'homme se débat, pour le meilleur comme pour le pire, avec ces plans vivants qu'il sent s'agiter et palpiter au tréfonds de lui-même et qu'il a épinglé du nom d'âme. Rendre accessible ce qui est de l'ordre de l'âme à l'approche expérimentale, tel fut, faits et preuves en main, le miracle paradoxalement réussi par Jung. C'est ce lien expérimental à l'inconscient que le génie de Jung apporta en dot au génie de Freud dans la période de leur compagnonnage. Les complexes que Jung a mis en évidence, ces mélis-mélos, ignorés mais brûlants, de sensations et de besoins, ces noeuds, inconscients mais contraignants, d'idées, d'émotions et d'imaginations sont à l'origine aussi bien du fameux complexe d'Oedipe que des enregistrements neurophysiologiques les plus modernes. Ils révèlent, avec les rêves, attestés dans l'histoire sinon justement compris, la vie profonde, intense, bouleversante souvent, qui se déroule en tout être humain. Mais comme Einstein l'a souligné, il est, de nos jours, plus facile de faire exploser un atome que de se libérer d'un complexe ! L'Homme à la découverte de son âme ouvre de nouvelles portes aux déroulements intérieurs, à l'intériorité et l'élargit de l'expérimental au divin.

  • En 1925, alors qu'il est accaparé par la rédaction de son Livre rouge, C. G. Jung présente une série de séminaires en anglais au cours desquels il évoque pour la première fois en public son attirance pour le spiritisme, les expériences qu'il en eut, sa rencontre avec Freud, la genèse de sa psychologie et l'expérimentation de ce qu'il a appelé sa « confrontation avec l'inconscient ». Il expose ses idées générales sur les archétypes de l'inconscient collectif, la typologie psychologique et les éléments contrasexuels de la personnalité, l'anima et l'animus, s'appuyant aussi bien sur des cas d'analyse, des discussions sur l'art contemporain que sur l'analyse psychologique de romans populaires. Les notes de ce séminaire constituent le seul écrit biographique de Jung publié à ce jour et rendent compte, de manière claire, de l'essentiel de sa « pensée ».Cette édition révisée est enrichie de notes additionnelles et d'une introduction de Sonu Shamdasani, éminent spécialiste de l'histoire de la psychologie et éditeur du célèbre Livre rouge. Document exceptionnel, le Séminaire de 1925 devrait se trouver entre les mains de quiconque se réclame de l'exemple jungien.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Carl Gustav Jung. Richard Isadore Evans, professeur de psychologie à l'université de Houston, a réalisé en 1961 une série d'entretiens avec Carl Gustav Jung. Peu de temps avant sa mort, l'auteur de "L'Homme à la découverte de son âme" y expose lui-même ses idées et les grands principes de sa doctrine, abordant notamment les questions de la théorie de la personnalité, de l'inconscient collectif et des archétypes. Il y évoque également les rencontres avec certains hommes qui ont marqué sa vie (Freud, Einstein, Toynbee,...). L'ouvrage se termine par un entretien avec Ernest Jones, le célèbre psychanalyste biographe de Sigmund Freud, qui précise les points de divergence entre la pensée freudienne orthodoxe et les vues propres à l'école jungienne. Ce livre d'entretiens, véritable introduction à la psychologie analytique de Jung, permet de dégager l'originalité de sa contribution à la recherche psychanalytique et offre, dans un langage simple et clair, une approche rapide mais assez précise de l'ensemble de son oeuvre.



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