• Jour zéro

    Stéphanie Braquehais

    Assez des réveils poisseux. Des trous noirs. Un matin, elle décide d'arrêter l'alcool. C'est le jour zéro. Le début d'une vie nouvelle qu'elle retrace dans un journal.
    L'alcool désinhibe, rend tout-puissant, décuple les sensations. Un petit verre pour oublier ses soucis, un apéro qui l'air de rien se prolonge... Où se situe la frontière entre bien boire et trop boire ? À quel moment l'alcool prend-il trop de place dans notre vie ?
    Stéphanie Braquehais aborde ces questions de manière intime. En s'appuyant sur les neurosciences, elle cherche à comprendre les ressorts de l'addiction au féminin et les moyens d'y échapper.
    Un récit sans concession et plein d'humour pour reconquérir sa liberté.

  • Confrontée à une Afrique inconnue, mais en proie aux convulsions politiques ordinaires, une jeune journaliste française pose ses bagages dans la capitale tchadienne. Elle observe, note ou critique les modes de vie de la population comme les dérives du gouvernement tchadien. Ce livre est la chronique douce-amère de cette vie parfois sous tension, qui donne envie d'aller découvrir ce "point infime" au coeur de l'Afrique d'aujourd'hui.

  • Maurice, le grand-père d'Emma, vient de mourir. Sa petite-fille part en quête, le long du chemin de fer franco-éthiopien, d'un secret enfoui il y a longtemps pendant la colonisation. Un drame originel qu'on lui a toujours tu mais qui continue à peser, un siècle plus tard, de manière insidieuse. Lignes de fuite est un roman à trois voix, sur trois générations : celle d'Henri, arrière-grand-père d'Emma et directeur du chemin de fer franco-éthiopien ; de Maurice, son fils, qui raconte son enfance à Djibouti dans les années 30 ; celle d'Emma aujourd'hui. Trois voix qui explorent chacune à leur manière les fantômes d'un passé familial entre Addis-Abeba et Djibouti. A travers cette quête qui finira par déconstruire les légendes familiales, se dévoile l'histoire d'un rail, fleuron de la France coloniale, construit il y a plus d'un siècle et qui cède aujourd'hui la place à un TGV construit par les Chinois. Le long de cette ligne, les mémoires individuelles et collectives s'entremêlent, se contredisent et se jaugent. En écrivant Lignes de fuite, c'est le rapport de la France à son histoire coloniale que l'auteur avait envie d'interroger, une histoire coloniale qui n'en finit pas de marquer de son empreinte la société d'aujourd'hui.

  • Le mensonge et la vérité ont souvent une même odeur et une même saveur. La mort, le rêve, la trahison ou l'espoir ne tombent pas avec évidence d'un côté ou de l'autre de la frontière. La vérité, qu'on pourrait croire pure et translucide comme le cristal, a pourtant des crocs et des griffes. Le mensonge, qu'on imagine cruel comme l'oeil de Satan, a parfois la douceur de la soie. Dans les textes de ce numéro, on verra nos sens nous tromper, nos souvenirs être falsifiés, le rêve et la mort semer le doute, les pouvoirs médiatiques s'élever en dignes représentants de la vérité. Avec les contributions de Marie-Christine Arbour, Patrick Brisebois, Maude Déry, Carl-Keven Korb, Diane-Ischa Ross et Ghislain Taschereau, entre autres.

  • Cette édition 153 de la revue de création littéraire est dirigé par Marc-André Cholette-Héroux et Laurence Ouellet Tremblay. Son thème, la phrase sibylline et plutôt sombre « Ses plaisirs n'ont pas de remède, et ses joies restent sans espoir » est tirée de l'oeuvre du grand humaniste Albert Camus. Quatorze auteurs, six du côté fiction et huit du côté poésie, composent le coeur vivant de la revue. Débutons tout d'abord par un poème bilingue et dynamique au possible signé Maude Veilleux, puis poursuivons avec un florilège de formes extrêmement expressives : courts textes sans ponctuation, dialogues, énumérations, nouvelles pétries de détails ou au contraire d'une sobriété ascétique, Moebius nous propose une véritable fête de la littérature créative. Le numéro se clôt par deux « Lettres à un écrivain vivant » signées Paul Bélanger, la première à Philippe Jaccottet et la seconde à ce surprenant Prix Nobel qu'est « Bob Zimmermann ».

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