• Abandon

    Joanna Pocock

    Traduit de l'anglais par Véronique Lessard et Marc Charron

    Résumé
    Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages. À l'aube de la cinquantaine, Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre. En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandonaide à respirer.

    Extrait
    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, à l'essence qui est au centre de notre être.

    Échos de presse
    Il a fallu une femme pour écrire ce livre. Une écriture qui dit : Je suis ici, à l'intérieur d'un corps, un corps qui change, en interaction avec le monde qui change.
    Irish Times

    Envoûtant et profondément émouvant, Abandon nous oblige à considérer notre place dans un monde qui a plus de passé que d'avenir.
    The Spectator

    Abandon est une contribution importante à la bibliothèque de la nature
    Chloe Aridjis

    L'auteure
    Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création littéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • « J'ai dit au revoir à Karl ce matin. Pour toujours. Son âme et son corps ont disparu. Dans cette journée chaotique, beaucoup de monde. Trop de monde. Et puis les potes, les vrais, qui sont venus dîner ici. Programme de demain ? Presque rien. Pas envie de me coucher. Je range tout, je lave, je nettoie. Je suis comme ça, j'aime que ce soit nickel, propre, impec. Vider les cendriers, rincer les verres. Je ne bois pas, ne fume presque jamais, mais ce soir... »

    Pendant plus de vingt ans et jusqu'aux derniers instants, Sébastien Jondeau, tour à tour garde du corps, chauffeur, assistant et mannequin, a connu un destin unique aux côtés de Karl Lagerfeld. Ce livre est un album photo, une plongée dans sa vie d'avant. De la cité aux défilés, son quotidien avec Karl, dans l'ombre comme dans la gloire.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • éparses

    Georges Didi-Huberman

    • Minuit
    • 6 Février 2020

    C'est le simple « récit-photo » d'un voyage dans les papiers du ghetto de Varsovie. La tentative pour porter, sur un corpus d'images inédites réunies clandestinement par Emanuel Ringelblum et ses camarades du groupe Oyneg Shabes entre 1939 et 1943, un premier regard.
    Images inséparables d'une archive qui compte quelque trente-cinq mille pages de récits, de statistiques, de témoignages, de poèmes, de chansons populaires, de devoirs d'enfants dans les écoles clandestines ou de lettres jetées depuis les wagons à bestiaux en route vers Treblinka... Archive du désastre, mais aussi de la survie et d'une forme très particulière de l'espérance, dans un enclos où chacun était dos au mur et où très peu échappèrent à la mort.
    Images de peu. Images éparses - comme tout ce qui constitue cette archive. Mais images à regarder chacune comme témoignage de la vie et de la mort quotidiennes dans le ghetto. Images sur lesquelles, jusque-là, on ne s'était pas penché. Elles reposent cependant la question du genre de savoir ou, même, du style que peut assumer, devant la nature éparse de tous ces documents, une écriture de l'histoire ouverte à l'inconsolante fragilité des images.

  • Tisser Nouv.

    Tisser

    Raharimanana

    L'art de tisser l'humanité

    Résumé
    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur revisite les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole.

    Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité.

    Extrait
    Je vous viens d'un récit violent, de nombre de pays, d'un récit traversé et clivé par l'esclavage, la colonisation et la mondialisation. Vous qui vivez maintenant, vous qui me devinez là, en vous, semblant déjà familier car chuchotant en vos veines le tumulte des époques, celles passées, et celle dite actuelle - l'époque n'a aucun sens pour moi, l'actualité, le présent, moi qui serpente à travers les cours de la vie comme on serpente à travers les ruisseaux, la source est la finalité, la mer retourne dans les entrailles de la montagne, je confirme, une époque des idéaux mis à terre au profit des armes et de l'argent, sous le cynisme du monde qui se proclame développé, dans le rire des accapareurs de pouvoir qui se drapent de morgue et se proclament maîtres de la cité, maîtres de la Bourse, maîtres du culte ou de tout autre maillage collectif.

    Point de vue de l'auteur
    Tisser, c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser.

    L'auteur
    Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu'à l'âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s'engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

  • Chaque matin, Charline réveille sa voiture et sa motivation pour se rendre chez ses patients. Elle a ses chouchous, comme ce couple de vieux qui se chamaille avec la tendresse d'un vieux couple, et il y a aussi des patients difficiles, comme cet homme alcoolique et violent face à qui elle s'est sentie si vulnérable. À chacun, elle prodigue ses soins et un peu plus. Un peu plus, c'est un coeur attentif, qui écoute sans compter son temps, même si ce n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Voilà ce qui rend ce métier si exposé, si dur parfois, et surtout si précieux.
    Franchissons avec elle les portes de ces maisons habitées par la maladie, la solitude, mais aussi la joie, l'espérance, l'humour (et toutes sortes d'animaux). Tendres, poignantes ou cocasses, ces histoires de patients racontent cette profession à laquelle nous confions ce que nous avons de plus intime, de plus fragile et de plus cher : nos malades.

  • Plaisir des météores

    Marie Gevers

    • Le cri
    • 26 Mai 2020

    Gamine, j'éprouvais une joie vertigineuse à marcher en pantoufles sur le gel : l'intraitable Hiver m'admettait, si humblement chaussée, dans son palais. C'est cette gloire d'être une familière des plus barbares altesses qu'exprime, avec une royale modestie, Marie Gevers dans Plaisir des météores.
    Je me suis promenée, un après-midi, avec elle, à Missembourg (domaine où elle naquit, vécut presqu'un siècle et mourut), dans l'incroyable odeur, si publiquement séminale des châtaigniers en floraison. Lui ai-je confié l'admirative envie que m'inspiraient l'unité de lieu de son destin, sa leçon d'univers dans un parc, son esprit fécondé chaque année par les mêmes très hauts pollens ? (Lucienne Desnoues)
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Marie Gevers (Edegem, 1883-1975) compte parmi les plus grands écrivains belges de langue française. Elle fut membre de l'Académie de langue et de littérature françaises (1938). D'abord poète, elle publia Missembourg, Les Arbres et le vent (prix Eugène Schmits 1924). Ses autres livres, récits et romans, chantent la sauvage beauté de la Campine anversoise, la « primitivité épique » des gens qui y vivent ou la somptuosité des saisons qui se posent sur les choses. Elle se révèle aussi fine psychologue dans Madame Orpha, ou la sérénade de mai (prix du Roman populiste 1934), Paix sur les champs, La Ligne de vie. Parmi ses autres livres : Plaisir des parallèles (Le Cri, 2002), Guldentop, Le Voyage de frère Jean, La Grande Marée, L'Oreille volée, Château de l'Ouest, L'Herbier légendaire, Vie et mort d'un étang (autobiographique).

  • Une vie nous sépare

    Baptiste Antignani

    • Fayard
    • 5 Février 2020

    «  Son regard malicieux, celui d'une camarade toujours prête à rire. Ses cartouches de cigarettes entassées dans un placard près des photos de famille. Ses trous de mémoire de vieille dame, sa difficulté à comprendre la souffrance des autres, pensant qu'elle n'égalera jamais la sienne. Sa manière de parler de "maman et papa" comme une adolescente qui a encore besoin d'eux pour grandir. Son inquiétude récurrente face à ma situation scolaire. Sa vision bien à elle de la politique, sa peur des rassemblements, de la colère, de la foule. Ses anecdotes heureuses dans des moments de grande tristesse. Son sourire qui efface ses larmes.
    Ce sont tous ces petits détails que je retiendrai de Denise, non pas l'image d'une survivante des camps de la mort, mais celle d'une femme à la poursuite du bonheur comme chimère.  »
     
    La vie du lycéen Baptiste Antignani, qui n'avait rien ressenti lors de la visite du camp d'Auschwitz avec sa classe, a été bouleversée par sa rencontre avec Denise Holstein. Il en a fait un film, Une vie nous sépare, coréalisé avec Raphaëlle Gosse-Gardet et produit par Federation Entertainment, et ce récit.

  • "En un périlleux acte d'équilibre, il m'a fallu trouver un moyen terme entre mon refus de n'être que le strass voulant frauduleusement imiter le diamant, et le désir de préserver "ce grain de faux qui est peut-être l'idéal d'une oeuvre"."
    On pénètre ici comme par effraction dans la bibliothèque intime de Gabrielle Wittkop où l'esprit des Lumières et du libertinage voisine avec le romantisme européen, ainsi que d'autres grands classiques et modernes admirés. Ces vingt pastiches font ressurgir certains motifs propres à son esthétique de la cruauté, dont le dernier, qui délivre un supplément inédit à son célèbre Nécrophile.

  • La vie d'Ariane aurait dû s'arrêter après la mort de Frantz. Son unique fils de dix ans décéda après un âpre combat contre la leucémie. Immergée dans une tristesse infinie, Ariane avait planifié son suicide. Mais son mari Jacques l'emmena dans une recherche spirituelle qui changea radicalement le cours de leur existence?: «?Nous devrions d'abord tenter de savoir s'il y a une vie après la mort?».

    Leurs découvertes spirituelles et leur inattendue foi en Dieu les amenèrent jusqu'en Afghanistan pour fonder Le Pélican. Ni les attentats, ni les kidnappings, ni les menaces de mort, ni les trahisons, ni même la mort de son mari n'empêcheront Ariane d'aimer ses amis hazaras. Depuis vingt ans, elle oeuvre en faveur des femmes, des enfants et des sourds-muets de Kaboul pour leur donner un espoir et un avenir. Même si chaque jour passé pourrait être le dernier.

    De Colmar à Kaboul est le récit poignant d'un parcours de vie hors du commun. Le témoignage d'une vie où l'abîme de la souffrance et du désespoir se trouve submergé par le renouveau et la lumière.

    Ariane Geiger Hiriart a fondé Le Pélican en 2002, une ONG qui centre son action sur l'éducation des enfants et des femmes hazaras. Les Hazaras constituent l'une des ethnies les plus défavorisées de Kaboul.

  • Voilà trente ans que le destin de Valérie Trierweiler se mêle à l'histoire de Paris Match, où elle est entrée jeune journaliste.
    Accompagnant vingt de ses articles les plus singuliers, mêlant reportages et souvenirs personnels, elle fait défiler ses années Match, jalonnées de rencontres exceptionnelles.
    Le jeu de la mémoire et des sentiments la conduit à confier ses doutes et ses joies, ses engagements et la nostalgie des jours d'avant. Elle raconte aussi sa reconstruction depuis la tornade de son départ de l'Élysée, jusqu'à connaître aujourd'hui " de si beaux lendemains ".
    Dans ce livre généreux et plein de tendresse, la journaliste entrelace sa vie, Paris Match et notre histoire collective. Toujours honnête, parfois surprenante, Valérie Trierweiler se dévoile et nous donne ainsi des nouvelles.

  • « Tout le monde pourrait bien nous regarder, mon frère, du haut de ton fauteuil on leur apprendrait l'amour, celui qui pique les yeux ». Comment accepter l'inacceptable ? Comment chérir un être dont l'existence est un supplice de chaque instant ? Aux côtés de son grand frère emmuré dans son handicap mental et physique extrême, Julie apprend à saisir le bonheur comme il vient et découvre que la vie, même quand elle s'est affreusement trompée, peut être lumineuse. D'une simplicité et d'une justesse bouleversantes, L'amour qui pique les yeux est le récit gracieux d'une histoire d'amour extraordinaire entre deux héros de la vie ordinaire.

  • Comme je me sens fatiguée, usée et disgracieuse. Jamais je ne me suis trouvée aussi pitoyable. Je ne suis pourtant pas une vieillarde : pas même quinquagénaire ! Je sais que je ne devrais pas me mettre dans un état pareil. J'essaie de me raisonner, mais c'est plus fort que moi. J'avais pourtant fière allure, avec ma façade arrondie et mon parterre de roses grenat, sur lesquelles tous les passants se retournaient. J'étais toujours impeccable et pimpante. Maintenant, j'ai l'impression que ma vie est derrière moi, que je suis au bout du rouleau de mes ressources physiques et psychiques. Que vais-je devenir ? Tous ceux qui m'ont chérie sont partis. Quel triste sort ! J'ai si peur de l'avenir. Qui va vouloir de moi ? Au centre du récit : la maison des grands-parents paternels. Chargée d'objets, d'histoires, de souvenirs, elle est un personnage à part entière et n'hésite pas à prendre la parole. Entre elle et l'autre narratrice, unique petite-fille et dernier maillon vivant de cette branche familiale, s'amorcent un dialogue, un pas de deux et une transformation réciproque. Le récit, qui met aussi en scène une galerie d'humains et quelques chats, s'approche par instants de la frontière entre le monde des vivants et celui des disparus.

  • Qu'avons-nous fait des idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité ? En avons-nous fini avec la République, la nation, la laïcité ? N'avons-nous plus le désir et l'amour de la France ? C'est de Finlande, où elle s'est exilée après la tuerie de Charlie H


  • Neuf années déjà que Jean Ferrat nous a quittés. Il est toujours aussi présent dans le coeur de millions de Français ; pour preuve, les fortes audiences quand la télévision lui consacre des rétrospectives.





    Robert Paumier est âgé de 70 ans. Il y a 55 ans, une voix a surgi de son vieux poste radio. C'était sa première rencontre avec Jean Ferrat. Depuis ce jour, le chanteur l'accompagne.


    Ce livre s'adresse tout d'abord à ses fans. Grâce à un retour en arrière au fil des pages, au fil des chansons et des années qui se suivent, l'auteur réveillera en eux souvenirs et émotions. Il souhaite partager avec ces passionnés son amour pour Jean Ferrat.


    Ce livre est également l'occasion de le faire découvrir aux plus jeunes, car Jean Ferrat est intemporel, comme tous les poètes.

  • C'est l'histoire de vie d'une directrice de recherche au CNRS d'origine paysanne que rien ne prédisposait à faire une carrière universitaire. Il mêle une plongée dans la vie villageoise et familiale marquée par le poids des secrets de famille ; une quête identitaire après sept ans de pensionnat ; une immersion dans les rouages du CNRS et de l'université, révélés à l'occasion d'un harcèlement moral au travail ; une vie de couple atypique avec un époux « asperger » ; une pratique de l'altruisme envers des jeunes défavorisés aux identités culturelles très diverses : Dogon, Khmer, Arabe, Mapuche. Sa résilience est basée sur l'écriture, la peinture, la sculpture et la création d'une famille recomposée.

  • La porte du silence : recit - Nouv.

    Guillaume est un enfant fascinant. Autiste, il ne fait rien comme les autres et ça surprend car ses repères ne sont pas les nôtres. Il est dans sa tête comme il est dans notre coeur : de toutes ses forces. Et il y a son rire qui sonne clair. C'est comme une particule de lumière tombée sur la buée de ses yeux. Un drame, ici, va pourtant se jouer qui brisera le monde de ses parents. En eux, son envol. En eux, un geste retenu, un sol craquelé qui marquent un passage vers le coeur de l'enfant.

  • - Qu'est-ce que tu écris Maman ? - J'écris sur toi. - Pas partout sur moi. - Sur toi. - Sur mon cou ? Au pays d'Alice raconte les quatre premières années d'une petite fille d'aujourd'hui. Une période, rarement décrite dans les livres, où rien n'est e

  • Il y a des rencontres qui ne trompent pas. Il y a des rencontres qui donnent sens à l'existence. Il y a des rencontres qui inspirent. Il y a celle entre deux frères, le jeune Claudio Monge et l'incontournable Roger de Taizé, au coeur du petit village oecuménique bourguignon et au plus près de celui qui créa une communauté hors du temps. De quel génie fit preuve ce frère pour avoir réussi là où tant d'autres ont échoué ? Est-ce simplement parce que lui, le pasteur protestant, crut à l'unité au sein du christianisme ? C'est à travers la pensée du frère Roger mais encore et surtout à travers les souvenirs de l'auteur, Permanent durant deux ans sur la colline de Taizé, que le fil rouge de ce témoignage se déroule et qu'une vocation se dessine. Le récit d'une expérience qui bouleverse une vie. Une spiritualité à connaître et à transmettre au quotidien pour dépasser les crispations confessionnelles qui ressurgissent parfois avec violence dans notre monde.

  • Ce récit autobiographique est un message d'amour et d'espoir pour tous ceux dont l'identité est confuse ou pire, raillée. C'est une ode au pardon et à la fraternité nécessaires dans les temps aussi troublés par la ronde macabre des racistes, des fanatiques et autres obscurantistes effectuée, hélas quotidiennement, autour des dépouilles de justes. C'est une part de foi en l'humanité,... mieux, en notre humanité.

  • Avec Henri de Marsay, Balzac a créé le personnage le plus brillant et le plus mystérieux de la comédie humaine. On l'y rencontre dans près de trente récits, véritable hégémon qui domine la jeunesse de la Restauration, le coeur des femmes, puis la vie politique de la Monarchie de Juillet. Pourtant il est demeuré jusqu'ici une énigme, dérobant ses motifs et moyens dans les succès mêmes. En nous laissant ses carnets posthumes, il les éclaire enfin et trace le portrait d'un Don Juan politique qui effraie autant qu'il séduit ; d'un homme d'Etat dont la main ne tremble jamais et consigne, dans un recueil de maximes, les principes et secrets d'une grande ambition.

  • Trouble lié aux changements de paradigmes vécus par les principaux personnages de ce récit teinté de réalités africaines ; conscience trouble du fait de l'embarras qui saisit l'observateur des différentes scènes. Ce roman se veut un abécédaire des principales mutations sociales auxquelles fait face une jeunesse africaine quelque peu désorientée et désoeuvrée, tout en indiquant, en filigrane, des pistes de solution.

  • Labyrinthe algérien s'ouvre par une expérience personnelle de l'auteur, affecté comme enseignant en 1960 dans un village du Sersou algérien. Le récit invite à découvrir, à travers des récits, témoignages et textes rares, une Algérie méconnue, et des personnages tombés dans l'oubli : hardis corsaires de l'époque ottomane, femmes héroïques des Hautes-Plaines, seigneurs du Sud admirés ou humiliés par les officiers français, condamnés politiques et réfractaires français déportés dans les bagnes...

  • Histoires plastiques

    Isabelle Sarfati

    • Stock
    • 7 Février 2018

    Isabelle Sarfati est chirurgienne plastique, elle opère des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux, des moches et des beaux. Se succèdent dans son cabinet une nudiste furieuse de sa reconstruction mammaire, un joueur de poker
    professionnel qui a choisi d'avoir quatre testicules pour lui porter chance, une femme qui ne veut plus de seins, une autre qui en veut plus et plus de fesses aussi pendant qu'on y est... À chacun, l'auteur tente de répondre, pas forcément
    avec un bistouri. Elle n'élude rien des ratages, douleurs, outrances de son sulfureux métier mais raconte surtout des histoires de transformation, de réparation, de réconciliation personnelle drôles, tragiques, humaines.
    Isabelle Sarfati, également adepte de la chirurgie pour elle-même, nous livre aussi le journal de sa dernière opération en tant que patiente avec sincérité et humour.

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