Meilleures Ventes

  • 1. le fils secret du Vert-Galant Nouv.

    Ce livre n'est pas une biographie supplémentaire d'Henri IV, promu à la fin du XXe siècle idole monarchique des Français. Tentant de résoudre la plus extraordinaire énigme criminelle du temps des guerres de Religion - l'empoisonnement du prince de Condé à Saint-Jean d'Angély en 1588 -, Robert Muchembled démontre la responsabilité assurée d'un commanditaire dissimulé, père naturel, qui plus est, du fils posthume du prince assassiné : Henri de Navarre, futur roi de France. C'est donc une histoire (incomplète) de la personnalité secrète du Béarnais qui est ici proposée. Si elle diffère de la mythologie traditionnelle appliquée à son souvenir, elle lui rend toute son humanité : ses qualités et ses succès vont de pair avec des traits moins glorieux, indispensables, probablement, pour survivre et triompher durant l'une des périodes les plus tragiques du passé français. Dénué de scrupules moraux ou religieux, confiant (superstitieusement) en son étoile, le Vert-Galant élimine sans pitié ceux ou celles qui le gênent ; maître de la désinformation, grand producteur de fausses nouvelles, il forge lui-même sa propre légende, dispose de l'un des plus efficaces services secrets du temps, cumule les maîtresses comme un sultan oriental, dont l'épouse de son fils secret, et traite durement celui-ci (héritier au trône intermittent, puis rival de Louis XIII après le régicide). Bien qu'il véhicule des images fortes, d'ambitions effrénées, de sang, de poison, de violence, de désirs charnels, dignes de romans historiques ou policiers, le récit, chronologique, appuyé sur les documents d'époque (parfois inconnus, ou souvent mal mis en perspective) présente des faits réels et des personnages qui n'ont rien de fictif. Il invite à découvrir un exercice du pouvoir suprême plus chaotique, baroque et dramatique que celui évoqué par les manuels scolaires.

  • 2. histoire culturelle de la France au XIXe siècle (2e édition)

    À la croisée de domaines de recherche variés, l'histoire culturelle est en pleine expansion. S'appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l'ambition de proposer le panorama culturel d'un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l'oeuvre fondatrice de la Révolution et de l'Empire. Il montre comment la France, d'abord marquée par l'Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L'éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc. 
    Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l'apport du XIXe siècle à la culture contemporaine. 

  • 3. la dame du manoir de Wildfell Hall

    L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?Publié en 1848, La Dame du manoir de Wildfell analyse la place des femmes dans la société victorienne. Considéré comme l'un des tout premiers romans féministes, il entretient de nombreux liens avec Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë et s'inspire de la descente aux enfers, de l'alcoolisme et de la débauche de leur frère Branwell, mort entre leurs bras.

  • 4. danton Nouv.

    danton

    Serge Bianchi

    Georges Danton, exécuté en avril 1794 (germinal an II), place de la Révolution est l’un des « trois hommes formidables » (Victor Hugo) qui dirigea la Première République française, avec Marat et Robespierre, dans les rangs de la Montagne. Rarement un responsable politique aura été autant encensé par les uns, au moment du centenaire de 1789, puis accusé par les autres, entre 1910 et 1930. Les historiens « dantonistes » ont célébré l’homme de la Patrie en danger (août 1792), de l’abolition de l’esclavage (février 1794). Les historiens « anti-dantonistes » ont dénoncé les compromissions politiques et la vénalité de celui qui voulut « épargner le sang des hommes » alors qu’il avait participé aux massacres de Septembre 1792 et à la mise en place de la Terreur, avant d’en être une de ses victimes, à 34 ans.Le présent ouvrage se propose de donner des clefs aux lecteurs pour comprendre quel fut finalement Danton. Dans un premier temps, il s’attache à restituer son histoire, entre la naissance à Arcis-sur-Aube (1759) et la guillotine (5 avril 1794) : tour à tour agitateur Cordelier, ministre de la Justice, dirigeant du Salut public au printemps 1793, Indulgent avant son procès tragique. Ensuite, sont analysés les regards croisés de ses contemporains, amis, alliés ou adversaires, pour connaître l’homme, privé et public, son charisme et ses faiblesses. L’historien montre enfin comment les mythes de Danton, personnage hors du commun, ont été amplifiés par l’histoire, les médias, les arts, l’enseignement, l’opinion publique. Dépasser les procès d’intention, les légendes, noire ou dorée, de Georges Danton : tel est l’objet de ce livre, au plus près des archives, des témoignages, des coups d’éclat et des failles de cet homme, Danton, qui incarna au plus haut point le destin de sa patrie, dans les avancées comme dans les contradictions d’une Révolution fondatrice.

  • 5. régner et gouverner

    La naissance de la France moderne.Comment gouverne-t-on la France sous Louis XIV ? Comment le roi choisit-il ses conseillers ? Qui sont-ils ? Plongé d'emblée dans l'univers des grands ministres - Le Tellier, Colbert, Lionne et Louvois notamment -, le lecteur découvre l'influence qu'ils exercent, leur mode de travail dans les Conseils ou en tête-à-tête avec le monarque. Conseillers du roi, les ministres sont aussi les relais de sa parole et de sa volonté. Comment porter dans les provinces les ordonnances royales, si ce n'est en s'appuyant sur des services qui peu à peu prennent une certaine indépendance ? C'est toute une bureaucratie qui se met en place, s'étend et se structure, et finit par préfigurer nos administrations modernes. Ces évolutions touchent à l'image même du ministre, qui apparaît sous de multiples facettes : homme d'ambition, courtisan et homme d'épée, patriarche, homme d'affaires, directeur d'administration, chef de cabinet. Toutefois, ces grands serviteurs du roi vont se mettre, insensiblement, au service de l'État.

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